12 Rue Commerce

66400 CERET

France

04 68 87 38 30

Exposition en cours
FABIEN BOITARD
DU 8 OCTOBRE AU 2 DECEMBRE 2017

Galerie d’art moderne et contemporain à Céret

Nous sommes ouverts du mardi au samedi de 10h30 à 12h30 et de 14h à 19h.

 

 

Fabien BOITARD 

du 8 octobre au 2 décembre 2017

La peinture, là où tout est encore possible

Inclassable ce Fabien Boitard. Peintre au-delà de la peinture, artiste de son temps, chroniqueur de nos émerveillements et de nos angoisses, critique d'un monde submergé d'images, brutal et séduisant, appliqué et impulsif. Peut-être n'est-il que l'artiste de nos paradoxes ? Alors que pour beaucoup, la peinture a couvert tout le champ des possibles, Fabien Boitard, lui, prend le parti d'en faire le médium où tout est possible et dont les limites sont à jamais inaccessibles. D'où l'effet de surprise que nous ménage chacune de ses oeuvres.

Alors qu'il excelle aussi bien dans l'art du paysage que dans celui du portrait, chaque "sujet" est victime d'un glissement, d'un décalage, d'un déplacement bouleversant tout le supposé équilibre du propos.

Fortement imprégné par une nature que l'on imagine giboyeuse, son univers est aussi occupé par l'empreinte des hommes.

Fabien Boitard arpente les sous-bois et la peinture. Deux territoires qu'il foule à grandes enjambées et qui se superposent comme le font les différents plans de ses compositions. Deux vastes étendues qu'il explore vaillamment. La peinture avec sa longue histoire, la nature dans ses variations infinies. Et pour cela, il ne se refuse rien, ose tout, laissant fuser une énergie rageuse sur un travail de patience, plaçant un horizon à la verticale, faisant entrer l'absurde dans la belle ordonnance d'une composition.

C'est avec les portraits que Fabien Boitard se révèle incisif et politique. Mais toute son oeuvre exprime la violence du monde, très subtilement, sans équivoque, et dénonce les absurdités de nos comportements. Et tout ça avec l'air de rien, sans arrogance ni volonté de convaincre, juste en étant peintre, pleinement, avec la part de rêve que cela implique.

JM Collet L'indépendant Mai 2013

 

FABIEN BOITARD

"Formé à L'école nationale des Beaux-arts de Bourges, Fabien Boitard peint contre vents et marées, avec une fougue qui impressionne d'emblée les regardeurs que nous sommes. Sa peinture vitupère, exprime avec force une certaine forme de protestation. C'est cette première observation-là qui vous aborde - au sens d'abordage - avec franchise pour ensuite découvrir peu à peu une véritable faconde du geste et des élégances enfouies qui de par-dessous la force ressentie font surface au fur et à mesure que notre regard se fait dompter.

Fabien Boitard malgré sa fécondité, ses trouvailles ou même ses retrouvailles avec tant d'expériences anciennes, ne déroge pas à un style, son style, vif, emporté, dont il ne saurait faire l'économie.
Qu'il torde un châssis, qu'il colle, qu'il recouvre, qu'il arrache, qu'il repeigne, qu'il s'épuise à de lancinantes techniques, qu'il jette , racle, sa personnalité et son style s'affirment sans concession.

A ces techniques sans cesse revisitées s'ajoute en plus l'étendue des sujets, des figures et il ne manque pas d'inspirations, elles pleuvent, que ce soit devant sa porte, autour de lui, dans le monde des médias ou dans celui des virtualités numériques ou autre nouveaux mondes. Tout est sens, qu'il convoque à l'aune de la pertinence de son sens critique.

Il va même parfois trop loin pour moi, tellement il s'investit de toutes torsions, au bord du déraisonnable emporté par sa fronde. Il s'avère à postériori qu'il a raison, que sa démesure est juste en regard de celles qui nous tuent sans même que nous ayons l'intelligence de les voir fondre sur nous.

Au "tout à été  fait" ressassé jusqu'à plus soif, il ourrait répondre: tout est à faire aujourd'hui pour demain parceque nous sommes vivants. Sa peinture est tantôt douce, tantôt brutale ou carrément piègée, elle est à la confluence de nos paradoxeset, si elle est parfois séduisante, elle l'est trés vite à la racine étymologique de ce mot même, du latin seducere : pourrir, insatiables vanités.
Extrait - Philippe Saulle. 

Pour visualiser les œuvres présentéesFabien Boitard

 


 

Ouvert du mardi au samedi de 10h30 à 12h30 et de 14h à 19h.