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Accueil > Artistes > Jean Le Moal

Jean Le Moal |
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Biographie
Jean Le Moal est né en 1909 à Authon-du-Perche en Eure-et Loir, d’un père breton et d’une mère ardéchoise. Son enfance double et ces deux origines ont beaucoup compté pour lui. « Je me sens d’une terre, d’une mer et d’un ciel. L’Ardèche et la Bretagne se complètent pour moi ».
En 1926 il s’inscrit à l’école des Beaux Arts de Lyon. Il s’installe à Paris en 1929 et fréquente plusieurs ateliers et académies. Il réalise des copies au Louvre, c’est là qu’il rencontre Manessier avec qui il se liera d’une fidèle amitié. Durant l’été 1935, il prend le chemin de Barcelone. Au musée qui vient d’ouvrir ses portes il découvre les fresques catalanes, un éblouissement dit-il. Sur l’élan de sa découverte de l’art catalan il s’inscrit avec Manessier à l’académie Ranson
pour l’atelier de fresques où ils rencontreront Bissière.
Dans les cafés de Montparnasse à la Closerie des Lilas, où l’introduit MB Aurenche, compagne de Ernst, puis de Soutine il rencontre Adamov, Delaunay, Survage, Bryen, de Staël. En 1937, la commande de décorations murales pour l’exposition universelle rassemble de nombreux peintres. Il travaillera avec Manessier, et retrouvera Survage qui travaille avec Delaunay.
Une de ces commandes l’associera à Bazaine qu’il ne connaissait pas encore.
En mai 1941 il participe a l’historique exposition des 20 jeunes peintres de tradition française qui devait marquer la continuité de l’aventure picturale d’une avant-garde résistant ouvertement à l’idéologie Nazie de « l’art dégénéré ».
Avec Bazaine, Lapicque, Singier, Estève et Pignon ils se retrouvent ensuite à la galerie de France. Simultanément Jean Le Moal diversifie les chemins de son expression. « J’ai eu la chance de travailler comme à l’époque de la Renaissance
où quand on était peintre, cela englobe plusieurs pratiques ».
A l’activité théâtrale qu’il a mené depuis 1939 succède au milieu des années 50 une création dans le domaine du vitrail qui le conduit au long des décennies de chapelles en cathédrales.
Il ne cesse de façon différentes et de plus en plus aiguës de formuler plastiquement une même question. C’est dans un souci réaliste que le peintre commence en 1928 à surprendre plages et dunes de Bretagne. Dés 1935 il s’en écarte pour déborder sur des visions autres. Espaces désertiques de barques et de rochers, intérieurs silencieux, faisant paraître en une conjonction de perspectives cubistes et surréalistes l’aura d’étrangeté des lieux et des objets les plus familiers. Comme s’approchant d’un monde qui à mesure se rassemble, s’agrège sans écart en un seul tissus où couleur et formes se chevauchent.
Dans une démarche d’abord analytique autour de 1943, puis plus synthétique, Le Moal en vient à distinguer les rythmes qui le trament, semble en dénouer, ajourer les fibres, puis franchissant le seuil de la non-figuration les réarticule plus librement. A partir de 1954 il ne retiendra plus que les seuls rythmes du visible qui ne correspondent à la structure d’aucun objet au monde.
Ayant résisté aux sirènes qui le pressent de se rallier à l’abstraction pure,
sa peinture n’a pas rompu le contact avec la réalité, a évité les pièges de l’anthropocentrisme, refuse de s‘enfermer dans la célébration mince de l’univers géométrique issu de l’esprit humain, de la facilité des gestes narcissiques de la main. Le peintre a tourné directement vers son langage la question qu’il posait à travers lui au monde des choses. En un point qui dévoile l’affleurement de la trame pure qui les sous-tend; ce n’est plus l’objet mais le monde soudainement rassemblé en un unique être indistinct, qu’il interroge désormais.
Extraits de « Jean Le Moal » Michel-Georges Bernard - Edition Ides et Calendes.

Principales expositions
| 1936 |
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Paris, Académie Ranson. |
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| 1942-1948 |
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Galerie Drouin, Paris « Le Moal, Manessier, Singier ». Galerie Folklore, Lyon. Galerie Springer, Berlin. |
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| 1950-1959 |
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Galerie Billiet-Caputo, Paris. Il exposera avec Manessier Galerie Blanche à Stockholm et à l’Institut français de Copenhague. Premières expositions à la Galerie de France, Paris. |
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| 1961-1962 |
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Turin, Galerie La Bussola, Galerie Pagliani, Rome. Kunst und Museumverein « rétrospective » à Wuppertal. Galerie Roque ( préface de Jacques Lassaigne) Paris. |
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| 1963-1965 |
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Musée de Metz et Musée du Luxembourg, Paris. Molton Gallery, Londres. |
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| 1970-1971 |
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Exposition rétrospective dans les Musées de Rennes, Chartres, Rouen, Dijon, Lille et Caen. Préface de Gaston Diehl. |
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| 1972-1977 |
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Esch-sur-Alzette, Galerie d’Art, Luxembourg. Galerie de France, Paris. Abbatiale de Bellelay, Suisse. Maison des arts, Sochaux. Locronan, Clos paroissial, église Saint-Rouan |
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| 1984-1987 |
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Château de Simiane, Valréas. Nantes, Galerie des beaux-arts, «Bazaine, Le Moal, Manessier». Paris, Galerie Galarte. |
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| 1990-1992 |
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Espace Lyonnais d’art contemporain « 20 ans de peinture ». Musée des beaux arts de Besançon. Maison de la culture, Dunkerque. Musée d’art contemporain, Nantes. |
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| 1997 |
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Musée d’art et d’histoire, Meudon. |
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| 2000-2001 |
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Vannes, La Cohue-Musée de Vannes. Château de Vogüé. |
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| Vitraux |
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| 1956-1958 |
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Eglise Notre-Dame, Rennes. Eglise Saint-Martin, Brest. Eglise d’Audincourt (Doubs). Chapelle Notre-Dame de la Paix, Le Pouldu en collaboration avec Manessier. |
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| 1962-1966 |
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Eglise de Saint-Servant-Sur-Oust (Morbihan). Eglise de Vercel (Doubs). Eglise Saint-Louis, Besançon. |
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| 1968-1971 |
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Cathédrale Saint-Vincent, Saint-Malo. |
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| 1978-1988 |
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Cathédrale de Nantes. |
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| 1982-1987 |
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Eglise de Valréas. Eglise Notre-Dame de L’Epine, Berlens (Suisse). |
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Cathédrale de Saint-Dié (Vosges). |
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